Ca y est les nuages se sont poussés, et comme toujours ici, dès qu'il n'y a plus de nuages, il se met à faire chaud comme en été. L'air est chargé de ces fameuses glycines qui envahissent les buissons et les arbres mort, j'ai un sentiment mitigé à leur égard, je pense à ce à quoi ressemble une vieille glycine européenne, sur les portails de banlieue, ou qui escalade la façade. Celle de chez moi a mis des années à fleurir, et après avoir été maltraitée a encore pris quelques années de repos ; chaque floraison est attendue ; de même les portails envahis de grapes violettes, on s'en approche, on voit ce que ça sent ; ici tout pousse avec facilité, c'est surprenant, ces glycines qui couvrent les arbres sur dix mètres de hauteur, mais les feuilles sont absentes, les feuilles des arbres, elles sont relativement tardives, alors ça donne un envahissement de violet sur gris mêlé, pas de tronc, pas de bois apparent deces fleurs , ça retombe comme un saule pleureur, partout, bord de l'autoroute, talus des chemins, bas coté. Je ne sais pas trop si j'ai une parfaite empathie avec ce mode de glycine - j'ai toujours été légèrement obsédée par les glycines.
vendredi 11 avril 2008
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