vendredi 1 janvier 2010

Je m’assoupis. Puis le paysage est baigné d’une douce lumière d’automne, dorée. Lumière chaude du matin, éclatante, et sans rien d’abrupt ; enveloppe – ombre dorée mouvante nimbant les visages au-dedans du train. Comme c’est beau, me dis-je, et comme il fait beau. De l’autre côté de la travée, une femme entre deux âges a mis des lunettes de soleil ; une bonne idée, articule mon cerveau, une bonne idée, que je n’ai pas eue, saison trop avancée – je n’y pense jamais, sauf l’été - facilement éblouie par la lumière pourtant – la prochaine fois, y penser. Puis je m’aperçois qu’elle est en deuil ; je me renfonce dans mon fauteuil.

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