Descendant la rue. Un jeune type m'aborde : il veut savoir comment on fait pour aller à Gambetta. J'indique le bus à quelques mètres. "Non - me dit-il, casquette au front - je veux découvrir un peu le quartier, je vais marcher. Parce qu'ici, c'est pas du tout comme aux States, les gens sont fermés, et les rues sont étroites. C'est vrai ça, ici les gens sont fermés, et les rues, c'est pas du tout pareil". C'est pas tout près Gambetta, que je lui dis, mais en gros, voilà la direction et la Seine à traverser. "C'est pas grave si c'est loin, ça va, ici c'est petit ; les rues, aux States, elles sont beaucoup plus larges. Les gens aussi, plus ouverts. C'est bien comme quartier ici ? " C'est correct, je réponds, et crains d'avoir à me lancer dans une défense de la largeur des rues et des esprits parisiens, quand soudain, il a disparu de mon champ de vision, s'étant déporté sans dire mot vers le plan de l'abribus.
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