samedi 31 décembre 2011

Fin d'année, dans le train, je somnole ; puis me réveille, pour une raison qui m'échappe, mais à peine réveillée, je repose ma tête là où elle était, avec le sentiment d'avoir pensé, ou rêvé - mais c'est donc que je dormais? - des choses très plaisantes. Des choses qui me remplissent réellement d'un grand bien-être, dans cette demi-veille où je suis désormais, une sorte d'inverse de la trace du cauchemar. Et quand j'y pense une sorte d'envers du sentiment intrigué qui suit les rêves (les rêves, le plus souvent, m'imposent de remettre en ordre la veille avant de pouvoir m'en servir). Rien de tout cela ce soir, seulement ce sentiment chaud de bien-être, très lumineux. Repliée sur la banquette, je passe en revue tout ce à quoi j'ai bien pu penser, en quête de ce qui a pu être si agréable, et je ne le trouve pas ; j'ai beau remonter tous les fils de pensée qui me viennent à l'esprit, ça échappe ; alors me dis : autant se réveiller tout à fait, et me redresse.

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